Cahors

Cahors se situe au sud du département du Lot dans un boucle de la rivière Lot.

Sous Auguste, le chef-lieu du pays des Cadurques est fondé : Divona, nom d’une divinité celtique des eaux mais aussi de le fontaine "Divona" (désormais "fontaine des Chartreux"). La ville romaine, Divona, occupe alors toute la presqu’île dessinée par un méandre du Lot.

La ville romane possèdait un aqueduct, villas, temples, un théâtre et thermes. L'Arc de Diane près de la gare, quelques sculptures au Musée Henri Martin, les vestiges du théâtre et de thermes publics sont tous qui restent de cet ère. Pendamt la période des invasions barbares (Vè au VIIIè siècle) la ville a beaucoup changée. Au VIIè siecle un mur était construit qui enfermait la ville à l'est autour du quartier où la cathédrale et la ville médiévale ensuite ont developpées.

Au XIIIè siècle, Cahors connaît une période d'expansion exceptionnelle, liée à l'arrivée de banquiers lombards et à la présence de marchands et d'hommes d'affaires d'envergure internationale : les Caorsins. Leur puissance s'exprime aux XIIIè et XIVè siècles sur les façades des maisons de la rue droite (rues Nationale, du Château du Roi et des Soubirous) : larges arcades pour les boutiques et les ateliers, belles fenêtres aux étages, la plupart de maison en brique, la pierre étant réservée aux arcades et aux éléments sculptés.

Le Cadurcien Jacques Duèze devient pape en 1316, sous le nom de Jean XXII. Il dote Cahors d'une Chartreuse, d'une université (concurrencée dès 1356 par le Collège Pélegry), lance le chantier des grands équipements sur le Lot (écluses, barrages, moulins ainsi que le pont Valentré), apportant un nouvel élan à la ville.

Vers 1345, les remparts existant sont doublés et une nouvelle barrière défensive est réalisée au nord refermant le méandre de la rivière. Trois ponts la franchissent. Le pont Vieux au sud avec ses cinq tours de défense, le pont Neuf à l'est, puis le pont Valentré à l'ouest. Ce dernier offre aujourd'hui, avec ses trois tours fortifiées et ses six arches, un exemple exceptionnel de l'architecture de défense médiévale. La lenteur du chantier (débuté en 1308, achevé en 1378) donna naissance à la légende du Diable : «L'architecte du pont, las de trop de lenteur, avait engagé son âme au diable en échange de son aide. L'œuvre pratiquement achevée, il eut l'idée, pour se libérer de son pacte, de berner le diable en lui confiant un crible pour transporter l'eau nécessaire aux ouvriers. A titre de représailles, le diable arracha chaque nuit la dernière pierre de la tour centrale, remise en place la veille par les maçons». Lors de la restauration du pont, en 1879, un petit diable fut sculpté au sommet de la tour pour rappeler la légende.

La Cathédrale fut construite entre les XIè et XVIIè siècles et fut restaurée au XIXè siècle. La nef (1120) appartient à l'édifice roman commencé en 1112. Le portail nord (1150) s'apparente aux grands ensembles romans de Moissac, Beaulieu, Souillac. L'abside, commencée au XIIè siècle, fut reconstruite entre 1285 et 1293. Entre 1308 et 1316, le massif occidental fut érigé apportant une nouvelle façade à l'édifice : grâce aux destructions des maisons qui enserraient l'édifice, un nouveau parvis fut aménagé (place Chapou). Dès les XVè et XVIè siècles, on note divers aménagements intérieurs ainsi que la construction du cloître, entrepris vers 1506, qui offre un bel exemple de gothique flamboyant.

A la fin du XVè siècle, les façades s'ornent d'un thème décoratif particulier qui apparaît pour la première fois dans la chapelle Notre-Dame de la Cathédrale (1484). Ce style des «roses et bâtons écotés» se retrouve sur les décors de portes, encadrements de baies, cheminées : Maison Henri IV, collège Pélegry, Hôtel d'Alamand. Le XVIè siècle voit l'influence italienne envahir le décor des fenêtres. Une vie intellectuelle se développe autour de l'université (Clément Marot, Olivier de Magny). Au XVIIè siècle : création de mirandes en anses de panier au dernier étage, construction d'hôtels. L'art baroque ne se manifeste que sur les porches : effets de courbes et conte-courbes, pilastres cannelés, création de portes à vantaux surchargés de moulures et reliefs à décor de fruits, feuilles et mascarons.

Au XIXè siècle, la ville reconquiert l'ensemble de la boucle du Lot, choisissant comme axe principal l'ancien fossé des fortifications, aujourd'hui boulevard Gambetta. La hauteur des édifices, construits à partir de 1680 au pied des anciennes fortifications sera homogénéisée au début du XIX siècle (création de terrasses). La ville met en scène ses institutions tout au long du boulevard qui prend alors son aspect actuel : nouvel Hôtel de ville, Théâtre, Palais de justice, Bibliothèque.

Ainsi, de Louis XVIII à la IIIè République de grands aménagements ont été réalisés : travaux d'assainissement et de réseaux, percement et réalignement de rues. La création de quais le long du Lot, de vastes mails, promenades, jardins achèvent l'embellissement de la ville.

Commerces : Plusieurs restaurants et cafés, magasins, boutiques. Grandes surfaces sur la périphérie.
Marché : Place Chapou à côté de la cathédral mercredi et samedi matin. Marché couvert tous les jours sauf lundi. Une foire sur Place François Mitterand chaque 1ere et 3eme samedi.

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